Après plusieurs semaines d’expérimentation en 2025, Rabie, Alexandre, Robin, Ferhat et Jérôme de l’équipe de production ont basculé depuis septembre à la semaine de 4 jours. Ils réalisent désormais 35 heures hebdomadaires sur des journées plus intenses, avec à la clé un week-end de trois jours pour clôturer la semaine. Un avantage pour le salarié, mais pas que. 

Des journées plus longues pour un vendredi libre

Ce rythme demande une nouvelle organisation à l’équipe et implique d’ajouter 1h45 de travail par jour afin de libérer le vendredi. Les journées démarrent plus tôt, s’étendent davantage et peuvent parfois être intenses, mais l’idée de profiter d’un week-end de trois jours est plébiscitée par toute l’équipe. “Ça change, c’est une autre organisation, il faut partir plus tôt le matin. Pour ceux qui ont des charges familiales, c’est un peu plus compliqué d’emmener les enfants à l’école maintenant qu’on embauche à 7h. Après, avoir un week-end de 3 jours, on est contents.” explique Jérôme.
Rabie lui, nous dit que cette organisation donne la possibilité de prendre des rendez-vous plus facilement en ayant une journée libre dans la semaine. “Ça nous laisse 3 jours de week-end, ce qui nous arrange. Si on a un rendez-vous, on peut le fixer tranquillement, on n’a pas besoin de prendre de jour exprès.”

Ce système séduit non seulement l’équipe de production, mais représente également un avantage pour l’équipe de maintenance. Une journée sans production signifie en effet une journée complète durant laquelle les torréfacteurs restent à l’arrêt, facilitant les interventions techniques.

Un atout pour la maintenance de nos torréfacteurs

Nos torréfacteurs sont des outils industriels de précision : ils nécessitent une maintenance régulière et des réglages minutieux pour garantir la qualité constante de nos cafés. Grâce au vendredi libéré, l’équipe de maintenance bénéficie d’une journée entière avec nos deux torréfacteurs totalement à l’arrêt. Cela offre des conditions idéales pour mener à bien les opérations préventives, réaliser les interventions curatives et anticiper d’éventuels ajustements. C’est aussi l’un des arguments qui a fait pencher notre SCOP pour cette adaptation à la semaine des 4 jours. 
Et qui dit arrêt des torréfacteurs pendant une journée, dit aussi une économie d’énergie et financière pour notre SCOP. 

Ismaël de l'équipe de maintenance chez Terra Etica
Robin et Ferhat de l'équipe production chez Terra Etica

Une économie d’énergie pour une production équivalente

Au-delà des bénéfices pour la maintenance et l’équipe de production, la semaine de quatre jours représente également un vrai levier d’économie d’énergie sans impact sur le volume de production. Un torréfacteur est un équipement indispensable pour passer du café vert au café torréfié, mais particulièrement énergivore, notamment lors de sa mise en route et de sa phase de chauffe. En regroupant l’activité sur 4 jours, nous évitons une journée de démarrage au torréfacteur, ce qui représente un gain énergétique et financier significatif. 
Nous pouvons aussi noter une économie d’énergie chez les salariés qui font alors un trajet en moins par semaine avec leur véhicule.

Un effort collectif

Cette organisation implique également une coordination étroite avec les équipes en aval de la production, notamment la logistique et la préparation de commandes. Leurs métiers ne leur permettant pas de suivre le même rythme, ces services font preuve d’agilité pour adapter leurs plannings et absorber, sur un temps plus concentré, les volumes produits. 

La nécessité d’un bilan sur la durée

Cette nouvelle organisation semble donc apporter de nombreux avantages, tant pour l’équipe de production, l’équipe de maintenance que pour notre SCOP. Les premiers mois confirment une dynamique positive pour tout le monde.  

Reste désormais à observer comment ce rythme s’inscrira dans le temps : son impact sur le bien-être et l’organisation interne. La semaine de 4 jours dans un atelier de torréfaction est une évolution importante et même si les premiers retours sont encourageants, c’est sur la durée que l’on mesurera pleinement ses effets et ses opportunités pour notre SCOP. 

©Gaëtan Leprevost