Entreprendre un travail de fond sur la rénovation de caféières, c’est le projet de la coopérative Damota Wolayta Union, que notre SCOP accompagne en Ethiopie aux côtés de l’ONG RCBDIA. 6 ans après le lancement du projet, le recul est désormais suffisant pour en observer les premières évolutions. Stéphane Comar, gérant élu de notre SCOP, s’est rendu sur place afin d’échanger avec les producteurs et de constater l’avancée du projet sur le terrain.

Le contexte de ce projet

En Ethiopie, cinquième pays producteur mondial de café, la culture caféière est très importante. Sur la ceinture caféière, la grande zone de production de café, les cafés sont reconnus à l’international et les débouchés commerciaux sont bien établis pour les coopératives de producteurs. Dans cette zone, où se trouvent les coopératives Homa et Layo Teraga avec lesquelles nous travaillons, le commerce équitable joue un rôle important mais son impact reste plus limité quand dans des territoires comme la région de Damota, située en marge de la ceinture caféière. Ici, nous nous adressons à des populations rurales, particulièrement défavorisées, où l’accompagnement technique et économique constitue un levier essentiel de développement. 

La volonté d’appuyer cette coopérative s’inscrit dans notre mission de commerce équitable. Au-delà de payer un prix juste au producteur, le commerce équitable vise à soutenir des projets structurants dans des territoires où les enjeux économiques sont particulièrement forts.

M. Merkene, producteur de café en Ethiopie explique les enjeux du projet à un groupe de personne.
paysage d'Ethiopie avec beaucoup de verdure et les montagnes au loin.

Les différentes étapes de la rénovation des caféières 

Dans cette région située en périphérie de la ceinture caféière éthiopienne, la densité de population est élevée et les parcelles sont très petites, en moyenne un demi-hectare. Dans ce contexte, le café n’est pas la première priorité des paysans qui doivent avant tout assurer leur sécurité alimentaire.
Le projet a donc été pensé autour d’un modèle agricole adapté, visant à associer la culture du café aux cultures vivrières pour que les paysans aient un revenu supplémentaire. 

L’objectif est de mettre en place un système agroforestier, permettant aux producteurs de se nourrir tout en préparant une production de café destinée à la vente, dès les premières récoltes, après 3 ou 4 années de croissance. 

Année 1 et 2

Les deux premières années du projet ont été consacrées à la plantation de plantes fourragères. Celles-ci jouent un double rôle : elles permettent de lutter contre l’érosion des sols tout en servant d’alimentation au bétail. Le fumier produit par celui-ci est ensuite utilisé pour fertiliser les parcelles, c’est l’intensification fertilitaire. 

Année 3

À partir de la troisième année, les producteurs ont planté les caféiers, associés à des arbres d’ombrage et des arbres fruitiers. Cette diversification des cultures contribue à la résilience de la parcelle, en générant des ressources alimentaires et des revenus complémentaires en attendant la première récolte de café. 

Année 4-5-6

Aujourd’hui, sur les parcelles plantées il y a quatre à cinq ans, les cultures vivrières sont progressivement réduites afin de laisser davantage de place aux caféiers arrivés à maturité, ainsi qu’aux arbres d’ombrage et aux fruitiers qui structurent le système agroforestier. 

Ce projet de régénération des caféières s’accompagne également d’un important volet de formation à l’entretien. Les producteurs apprennent à tailler les caféiers vieillissants et pour les caféiers plus anciens, datant des années 1980 à 1990, à pratiquer le recépage afin de prolonger la durée de vie des caféiers et maintenir une production. 

bananiers plantés sur une parcelle de café en agroforesterie en Ethiopie
papayer sur une parcelle de café en agroforesterie en Ethiopie

Les enjeux pour l’avenir : vers l’autonomie de la coopérative

Les prochaines années seront déterminantes pour mesurer pleinement les résultats de ces parcelles mises en place dans la région de Damota. Ce temps d’observation permettra d’évaluer l’impact du projet sur les rendements et la résilience des parcelles. Si les résultats se confirment, la coopérative et ses membres pourront progressivement gagner en autonomie grâce aux revenus du café. Ils pourront désormais prendre en charge l’appui technique et l'achat des plants pour maintenir des parcelles résilientes et avec plus de rendements. 

jeune plant de caféier planté sur une parcelle agroforestière en Ethiopie
Caféier vieillissant recepé il y a 3 ans en Ethiopie.
M. Merkene, producteur de café en Ethiopie avec Stéphane Comar de la SCOP Terra Etica
Sage du village en Éthiopie avec Stéphane Comar de la SCOP Terra Etica

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